Six étoiles au menu

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Expérience inoubliable s’il en est: Christian Bau et Harald Wohlfahrt, trois étoiles chacun, ont proposé un menu réalisé à quatre mains.

Photo : Lukas Kirchgasser Fotografie

Le Victor’s Fine Dining installé dans le château du Schlossberg à quelques encablures de Remich, côté allemand, est le restaurant trois étoiles le plus proche de Luxembourg. C’est déjà une bonne nouvelle quand on sait qu’il n’y a que 10 restaurants triplement étoilés en Allemagne. Le chef Christian Bau était le plus jeune chef à rentrer dans ce sérail, obtenant sa troisième étoile en 2005, à seulement 33 ans.

À l’époque, il pratiquait une cuisine française très classique, qui très vite l’ennuya. Après voyages et formations au Japon, voilà que le chef ne jure que par les poissons crus, le dachine, les algues, le yuzu et autres joyeusetés asiatiques qu’il marie avec grâce aux produits et ingrédients plus classiques.

Pour pimenter sa cuisine et régaler ses clients, Christian Bau s’est lancé le défi d’inviter divers chefs rondement étoilés tout au long de l’année. Les stars de la gastronomie allemande et suisse sont passés par Perl. Puis, Sergio Herman, le plus rock’n’roll des chefs belges, a déchaîné une frénésie au niveau des réservations (autour de 1.000 demandes pour 40 places!). Et enfin, Harald Wohlfahrt est venu clôturer la série des menus à quatre mains.

Harald Wohlfahrt est le chef du restaurant Die Schwarzwaldstube, de l'hôtel Traube Tonbach de Baiersbronn, ce village de Forêt-Noire qui compte deux restaurants trois étoiles pour 6.000 habitants. Mais ce chef n’est pas n’importe qui, c’est celui qui a formé Christian Bau: «C’est un mentor, un grand frère, un ami.» Plus incroyable, c’est lui qui a formé les plus grands chefs allemands: 80 étoiles sont sorties de sa cuisine!

Pour ce repas exceptionnel, les deux chefs ont décidé de réaliser quatre plats chacun, plus une série d’amuse-bouche, le dada de Christian Bau. Chaque plat était un délicieux voyage de mélange de saveurs et de textures. Le cru de la langoustine relevé par une sauce à la main de Bouddha et jalapeños, le maquereau jaune du Japon cru servi avec du yuzu, le crémeux de la polenta, tranchant avec les truffes, le beurre blanc à la ciboulette pour magnifier une Saint-Jacques ou le veau de lait dans une sauce au curry thaï sont autant de moments rares. Les desserts n’étaient pas en reste, avec notamment une sphère de sucre remplie de mousse au champagne avec un insert au pamplemousse rose.

Une expérience inoubliable.

   

   

www.christian-bau.de