Le guide Michelin fait peau neuve

Bon à savoir
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On attendait une pluie d’étoiles et il a plu. On attendait des têtes coupées dans la grande tradition du 21 janvier et quelques-unes sont tombées. Le palmarès cuvée 2019 du guide Michelin français a été dévoilé ce lundi et s’est montré à la hauteur des bruits de couloir, entre fraîcheur pour les uns et déception pour les autres....

Des bas...

Depuis dimanche, les rumeurs les plus folles couraient sur cette version 2019 du guide iconique mais malmené, destinée justement – a priori – à redresser la barre en faisant souffler un gros vent de nouveau sur la scène gastronomique française. Les pertes de troisième étoile étaient déjà les plus commentées et se sont avérées en grande partie confirmées, décevant quelques figures depuis (trop?) longtemps incontournables, voire indévissables... Ainsi, si la rétrogradation de Marc Haeberlin et de son Auberge de l’Ill à Illhaeusern en Alsace, triplement étoilée depuis plus de 50 ans, était pressentie depuis un moment déjà, c’est la stupéfaction pour le chef au chapeau Marc Veyrat, qui perd la récompense suprême à Manigod, et pour Pascal Barbot à l’Astrance malgré l’excellente réputation de l’établissement à Paris.

... et des hauts!

Une chose est sûre: avec Gwendal Poullennec, le nouveau directeur international des guides Michelin, plus rien n’est figé et tout peut changer d’une année à l’autre. Ce qui fait aussi des heureux avec 75 nouvelles étoiles distribuées, comme pour Laurent Petit au Clos des Sens à Annecy et Mauro Colagreco dans le très en vogue Mirazur de Menton – actuellement numéro 3 du non moins en vue classement World’s 50 Best – qui entrent tous deux dans la cour des grands avec une troisième étoile. Côté «petits nouveaux», les yeux étaient rivés, entre autres, sur deux chefs audacieux venant d’une formation de pâtissier: Sébastien Vauxion à Courchevel et le très rock’n’roll Guillaume Sanchez, chef de l’année pour la magazine GQ. Enfin, les femmes étaient à l’honneur également avec pas moins de dix chefs talentueuses qui reçoivent une première étoile, aux côtés de la coqueluche de la soirée, Stéphanie Le Quellec qui en obtient, elle, une seconde...

Et en Grande Région?

Très peu de changements chez nos voisins lorrains, qui perdent même une étoile de longue date avec les Bas Rupts à Gérardmer. Et pas de promotion à Faulquemont pour Loïc Villemin au Toya, figurant pourtant parmi les favoris pour une deuxième étoile... Il reste donc 13 établissements étoilés en Lorraine, dont les six plus proches sont:

La Lorraine à Zoufftgen

Le Quai des Saveurs à Hagondange

Le Magasin aux Vivres à Metz

Le Toya à Faulquemont

L’Auberge Saint-Walfrid à Sarreguemines

La Bonne Auberge à Stiring-Wendel