Le Mirazur à Menton explose le podium mondial

Bon à savoir
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Le cru 2019 du très scruté World’s 50 Best Restaurants a été dévoilé ce mardi à Singapour et a consacré Mauro Colagreco au Mirazur, une première pour la France. 

Alors qu’il était déjà placé à une très jolie troisième place l’année dernière et après avoir obtenu une troisième étoile au Guide Michelin il y a quelques mois à peine, le restaurant Mirazur de Menton a été consacré «meilleur restaurant du monde» ce mardi à Singapour.

C’est le classement World’s 50 Best Restaurants, l’un des plus – voire le plus – observés de la haute gastronomie mondiale, qui a en effet attribué la première place de sa promotion 2019 au Mirazur, premier restaurant français à obtenir ce Graal.

On retrouve dans le top 10 les très médiatiques Gaggan à Bangkok et Central à Lima (chacun ayant eu son épisode dans le «Chef’s Table» de Netflix), mais aussi des arrivées plus inattendues et fulgurantes comme Geranium et des retours attendus comme Noma, tous deux situés à Copenhague, asseyant un peu plus la réputation de la capitale danoise sur la scène «fine dining» internationale. Le grand absent de ce classement était évidemment le chef Massimo Bottura, numéro un non seulement l’année dernière mais aussi en 2016, habitué du trio de tête, et qui se retrouve mystérieusement et complètement absent du classement cette année...

Le chef Mauro Colagreco est à la tête du restaurant Mirazur depuis 2006 et fait souvent fi des codes bien convenus de la gastronomie classique française, en collaborant par exemple avec l’enseigne Sushi Shop plus tôt cette année pour une collection capsule. «Il est idyllique de penser que nous allons changer la manière de consommer du grand public seulement avec de la haute gastronomie et des petits artisans locaux. L’industrie est là, c’est un fait, et c’est à nous de travailler avec elle pour l’éduquer et ainsi, en cascade, éduquer le consommateur à adopter de meilleures pratiques et à faire attention au goût», avait-il ainsi déclaré lors d’une interview accordée à Explorator en février dernier. Cela, plus son côté polyglotte et latin, ont plus que probablement aidé Mauro Colagreco à se hisser à la première place d’un classement réputé d’habitude peu francophile.

À noter enfin l’excellente progression de dix places du restaurant slovène Hiša Franko et de sa cheffe Ana Roš qui se placent 38e. Ana Roš avait reçu à titre individuel l’award du World’s Best Female Chef en 2017, prix décerné à la jeune Daniela Soto-Innes pour ce cru 2019, et n’a cessé depuis d’affiner sa sublimation d’une cuisine locale et éthique mais surtout explosive et inoubliable. 

Photo: La sucette de Tolmin Cheese, un incontournable du restaurant Hiša Franko, à Kobarid (Slovénie).