«Penser équilibre plutôt que régime»

Bon à savoir
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Après les fêtes, viennent les bonnes résolutions. Et pour bien commencer l’année il faut détoxifier le corps qui a trop fêté, trop bu, trop mangé pour repartir sur de bonnes bases pour le reste de l’année. Pascal Nottinger, diététicien-nutritionniste, répond à nos questions.

Monsieur Nottinger, après les fêtes, quelle doit être la priorité pour reprendre une bonne alimentation?

«Le plus important est de reprendre la régularité des repas, sans se priver, sans avoir faim. Il ne faut surtout pas entamer un jeûne forcé qui mettrait le corps en souffrance et n’aurait comme effet que le retour de bâton et la reprise de poids. Il faut évidemment boire beaucoup d’eau et manger de façon équilibrée et variée. C’est valable tout au long de l’année, mais après les excès des fêtes c’est encore plus vrai.

Quels sont les aliments à proscrire? Ceux à plébisciter?

«Il faut éviter ce qui est trop sucré, trop salé et trop gras. Il faut réduire l’apport de féculents et bannir l’alcool, en tout cas de manière régulière et exagérée. D’un autre côté, il faut manger le plus possible de légumes pour leur apport en fibres. Ce sont les fibres qui apportent les aspects détoxifiants, satiétogènes et défatigants. Les fruits sont également importants pour leur apport en vitamines et minéraux.

D’une manière générale, il faut plébisciter les circuits courts pour réduire le temps entre la récolte et la consommation, ce qui permet le maintien des qualités nutritives.

Les régimes figurent en bonne place parmi les «bonnes résolutions». Comment s’y mettre? Quels sont les faux-pas à ne pas commettre?

«Au mot régime, je préfère l’idée de rétablir l’équilibre alimentaire. C’est-à-dire, de trouver la manière qui convient spécifiquement à la personne et à son mode de vie. Cette période de l’année est un bon moment pour s’y mettre: les jours sont courts, on a moins envie de sortir et on peut se fixer des objectifs raisonnables. Il ne faut pas être totalement lipidophobe car le corps a besoin des graisses. En revanche, il faut bannir les sucres simples et limiter les sucres complexes. Le pire des faux-pas est de croire aux régimes miracles que l’on trouve sur internet et dans les magazines. Cela n’existe pas!»