On Naga y aller

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Naga, la nouvelle adresse de Marc Hobscheit, avec une carte inspirée de l’Asie, éblouit par son décor.

Photo : Naga

Après avoir cédé plusieurs établissements, Marc Hobscheit revient sur le devant de la scène avec cette nouvelle adresse qu’il a ouverte avec son fils Max. Le nom Naga vient des mythologies hindoue et khmère, dans lesquelles ces êtres mythiques sont souvent représentés. Il s’agit de serpents qui, selon la religion, gardent les trésors de la nature, sont attachés à l’eau et apportent la prospérité. Le lien avec le nouveau restaurant n’est pas évident car la carte n’a rien d’indien et les (belles) photos qui décorent l’endroit évoquent plutôt l’Afrique, mais ça sonne bien et on se satisfera de cette explication.

L’espace est particulièrement grand et aménagé de manière à renforcer l’image d’un cadre où l’on vient pour l’apéro et où l’on reste jusque tard dans la nuit. Construit sur deux étages, le Naga comprend un bar, avec canapés et écran géant en haut pour l’avant et l’après dîner, une salle de restaurant avec des tables à dimensions variables (hautes et normales, pour deux, pour quatre ou pour plus, dans l’axe de la salle ou dans des recoins discrets…) et une salle bar à vin (nommée Emmy Winehouse), avec des produits d’épicerie fine que l’on peut acheter et emporter.

L’idée est donc de na pas choisir entre manger ou seulement boire un verre, mais de faire les deux, voire de rester au cocktail club situé à l’étage où un DJ assure l’esprit club.

Pour la carte, on est dans une ambiance internationale avec des plats d’influences française, méditerranéenne, asiatique ou sud-américaine. Le midi, le menu démarre à 16,50€ pour entrée (trois choix) et plat (cinq choix), dont des propositions végétariennes. Cette semaine, par exemple, le satay de poulet, la salade de soja, ananas ou le velouté de chou-fleur au lait de coco sont suivis d’endives meunières à l’orange, de boulettes de crevettes et légumes au curry vert, de pluma ibérique à la plancha avec pommes de terre rôties et béarnaise, de vol-au-vent de Saint-Jacques avec gambas et épinards aux champignons des bois ou de Saint-Pierre rôti à la plancha, crème de panais et jus au poivre de Sichuan.

La carte du soir est aussi internationale, avec des dim sum ou des sashimis, mais aussi un simple artichaut vinaigrette, des huîtres ou du foie gras. Les salades et légumes trouvent une jolie place avec brocolis au sésame, fenouil cuit à basse température, wok de légumes thaï, épinard à la crème.

Les viandes ne sont pas en reste avec le fameux tigre qui pleure (bœuf sauce au basilic thaï), plusieurs plats de bœuf Angus et un poulet au coco. Pour les poissons, on appréciera une dorade à l’orientale, un saumon rôti sur la peau et sauce papaya ou un wok de Saint-Pierre et crevettes thaï, miel, gingembre et citron.

Enfin, pour les desserts, le pâtissier revisite le tiramisu avec du thé et propose un gâteau différent chaque semaine, une trilogie de crèmes brûlées ou un macaron angélique et griottines.

L’ensemble affiche une belle ambition qui devra être confirmée après avoir ajusté quelques détails, en particulier la qualité et la variété des garnitures (un décevant trio carottes, chou-fleur et brocolis qui accompagne la plupart des plats).

En revanche le service est déjà bien en place: attentif, aimable et professionnel.

Naga

15, rue de Limpach à Mondercange.

www.naga-dining.lu