Fabrizio Maltese

Photographe et réalisateur, Fabrizio Maltese est aussi un grand amateur de cuisine. Au Luxembourg, il cherche des restaurants où on mange comme à la maison.

Photo : Hadrien Friob

«En italien, on utilise le terme ‘postaccio’ pour définir un restaurant où on ne va pas pour le décor, mais où on mange bien. Mes restaurants préférés à Luxembourg reflètent ce concept. Je voyage beaucoup en mangeant toujours dans des restaurants et quand je suis à Luxembourg, j’aime choisir des restaurants où on mange comme à la maison.

Tibet

C’est décidément mon adresse préférée depuis son ouverture au début des années 2000. Cuisine indienne du Darjeeling avec une section du menu dédiée à la cuisine tibétaine et un grand choix de plats végétariens. Des très bons ingrédients toujours frais et des mélanges d’épices faits maison font de chaque plat une expérience unique et un voyage dans l’insolite. Mes plats préférés? Le poulet «hot Bhutanese cheese sauce» et les tandooris. Les naans (en particulier celui au chili) sont exceptionnels. Pour terminer, les kulfis, des glaces dures à la pistache ou mangue. L’accueil est chaleureux et le service très attentif. Et ils sont ouverts jusqu’à tard. Et avec le beau temps, l’antenne au Limpertsberg, Tibet 2, offre une belle terrasse.

Bella Napoli

Dans le temps, j’ai tenu un restaurant et ma mère et ma grand-mère cuisinaient très bien. C’est pour cela que je suis très exigeant en matière de cuisine italienne. Le Bella Napoli est un restaurant avec une cuisine italienne authentique. J’y vais surtout pour leurs pizzas. Il ne faut pas chercher de l’innovation, c’est plutôt classique, mais c’est très bon. J’aime bien cette atmosphère d’hôtel d’antan, même après les rénovations, de retrouver toujours les mêmes serveurs depuis 15 ans et qu’ils soient ouverts jusqu’à tard.

Sawasdee

C’est celui qui répond le plus au concept de ‘postaccio’. Un ancien café du coin à Bonnevoie, à deux pas des Rotondes. Pas de changements dans le décor depuis 1970 au moins, transformé en restaurant thaïlandais, pas géré comme investissement financier mais pour faire de la bonne cuisine et comme point de rencontre pour la petite communauté thaïlandaise. Le décor est tellement daté qu’il fait maintenant vintage. Inutile de demander ‘pas trop piquant’, le chef a sa vision de la chose. Mais au moins, ce n’est pas piquant comme en Thaïlande. C’est déjà ça.»