Un week-end au Domaine de la Klauss

Testé pour vous
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En à peine une demi-heure de route depuis Luxembourg-ville, le dépaysement est assuré à Montenach où la famille Keff mène le domaine. On a testé.

Tous les Lorrains et beaucoup de Luxembourgeois connaissent l’Auberge de la Klauss, une table de tradition depuis 50 ans, renommée pour son travail du canard, élevé sur place.

Depuis bientôt deux ans, et après trois ans de travaux, l’auberge s’est considérablement développée pour devenir le Domaine de la Klauss, avec hôtel, restaurant gastronomique et spa. Un véritable château du 21e siècle, construit en pierre de taille en provenance des terres sur lesquelles est implanté le domaine.

Établissement familial, le Domaine de la Klauss est l’univers de la famille Keff depuis 1970: Charles, le père, gère l’auberge; son fils cadet, Frédéric, a repris les cuisines. Son fils aîné, Alexandre, s’est lancé dans ce projet hôtelier.

Au menu du week-end, on commence par un repas au restaurant Le K, installé dans une belle salle voûtée. Le chef Benoît Potdevin a fait ses armes dans plusieurs grandes maisons étoilées en Lorraine (le Magasin aux Vivres de la Citadelle à Metz), à Paris et dans le sud de la France. À la lecture de la carte, on comprend tout de suite qu’il est attentif aux produits et qu’il apporte un twist contemporain aux mets traditionnels.

À table

Ainsi, on commence avec pattes et pinces de tourteau rafraîchies au vinaigre de calamansi, crème battue au fenouil et yuzu, écume de pommes Granny Smith, caviar Black River sélection Le K. Une entrée fraîche et élégante, en particulier la crème de fenouil qui révèle les saveurs du tourteau. On suit avec une deuxième entrée de morilles farcies à la volaille, avec une mousse de pommes de terre, très belle surprise d’une onctuosité rare.

Pour le plat, on est sur des pièces de gigot d’agneau d’Aveyron cuites à basse température, caviar d’aubergine légèrement fumé, gremolata de piquillos, baby aubergines, jus infusé aux aromates. Très bonne cuisson de la viande, et bon apport de fumé par les aubergines.

Plutôt que le dessert, nous nous sommes orientés sur l’imposant plateau de fromages. Affinés par le Meilleur ouvrier de France, Hervé Mons, on ne pouvait que s’en réjouir, notamment de ce Stilton étonnamment crémeux.

Deuxième étape: la chambre. Plus exactement, la suite Brigitte. Avec 45 mètres carrés, pas de risque de se bousculer. Le style sobre de la literie convient bien aux murs en pierres apparentes. Le balcon donne envie de revenir à la belle saison (si ce ne sont les pigeons). La salle de bains dépasse toutes les espérances avec cette baignoire ronde et la douche à l’italienne.

Troisième stop: le spa. Là aussi, on est dans un lieu hors du temps, où le charme des pierres, du bois et des matériaux nobles se marie parfaitement aux éléments contemporains et équipements dernier cri: fitness, balnéothérapie, douches sensorielles, hammam, sauna, jacuzzi, et surtout incroyable piscine sensorielle chauffée à 34 degrés sous d’impressionnantes voûtes en pierre.

Et pour finir, un déjeuner à l’auberge où cochonnailles et pommes de terre rôties font le boulot pour respecter le terroir et la tradition.

Le Domaine de la Klauss offre un vrai dépaysement à quelques encablures du boulot, le calme et la volupté en plus.