lls sont onze copains à s’être mis ensemble pour créer leur propre gin. L’aventure est devenue réalité et le Ginix sera présenté officiellement ce lundi soir.
Avocats, pharmacien, kiné, communication… ils exercent des professions différentes, mais ces onze-là, se sont connus au bord des greens. Une bande de golfeurs, «bons vivants» de leurs propres dires qui ne se refusaient pas un verre après un parcours. C’est sans doute après un de ces verres que l’idée a fusé parmi eux: «Et si on faisait notre propre gin?»
Le pari est lancé et ne reste pas lettre morte. Claude Trierweiler, Marco Moes, Frantz d’Huart, Bob Olinger, Bob Biver, Alain Engel, Tom Felgen, Claude Hoffmann, Claude Soumer et Paul Winandy se sont joints à François Feipel, «le seul ayant une grande expérience en distillation», se souvient Tom Felgen.
Un gin, c’est une base d’alcool, du genièvre et quantité d’herbes aromatiques, épices ou fruits qui donnent à chaque gin son goût particulier. Si l’industriel Gordon contient seulement trois de ces «botanicals», le très prisé Monkey 47 en compte, évidemment, 47. Joueurs, nos golfeurs décident de mettre 19 ingrédients (symbolisant les 18 trous du parcours, plus le genièvre) dans le leur. Pendant toute une année, après l’achat d’un alambic, ils ont payé de leur personne en essayant de créer un gin de qualité, ajoutant ceci, enlevant cela…
«Nous sommes arrivés à une dizaine de recettes, bien notées, que nous avons dégustées à l’aveugle. Notre choix s’est porté sur celui qui est devenu le Ginix», raconte Bob Olinger, encore étonné du résultat obtenu. Le nom joue sur les sonorités «à la Astérix» et ce x qui évoque forcément Luxembourg.
En décembre 2015, 500 bouteilles sont produites auprès de Felix Eischen à Kehlen. «L’idée était d’en avoir pour nous et pour faire des cadeaux. Mais beaucoup de gens ont voulu l’acheter et on a donc lancé une production dans les règles de l’art, avec création de société à l’appui», sourit Tom Felgen. Frantz d’Huart conçoit les étiquettes, la société Guddix est créée et en mars dernier une production de 720 bouteilles est lancée, suivie de 1.200 autres en avril.
Au final, on a affaire à un gin soyeux, très fleuri qui n’est pas écrasé par l’alcool et qui va se marier magnifiquement avec un tonic classique, pas trop marqué. Impossible de soutirer la recette à la joyeuse bande. Tout au plus, ils avoueront des écorces de citrons et d’oranges assez reconnaissables d’ailleurs et «des ingrédients biologiques, que l’on trouve sur nos terroirs». La distillation du Ginix utilise un procédé appelé percolation. Contrairement à d’autres producteurs qui font bouillir leurs ingrédients dans l’alcool (macération), ici, la vapeur d’alcool traverse lentement un panier de cuivre rempli de plantes, pour ainsi s’imprégner de leurs parfums.
Distribué par Heintz, le Ginix sera vendu dans les bars et restaurants du réseau, ainsi que dans les supermarchés Cactus.