À table avec les réfugiés

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L’association À la Table du Monde a été créée pour organiser des repas de partage où des réfugiés cuisinent et font connaître leurs spécialités.

La brasserie Le Neumünster connaît une jolie mue avec en son centre une très grande table d’hôte qui peut accueillir une trentaine de convives. La nappe est bleue, avec un décor oriental et des bougies. Bienvenue «à la table du monde», une initiative originale et généreuse qui s’y tient jusqu’au 26 février. Par la suite, d’autres restaurants pourront reprendre le concept.

«Comme beaucoup de gens, j’ai été touchée par le sort des réfugiés et puisque mon métier, c’est la restauration, c’est dans ce domaine que j’ai décidé d’agir», explique Clothilde Ludorf, qui exploite pour quelques semaines encore la brasserie Le Neumünster. Elle s’est mise en contact avec diverses associations œuvrant pour l’accueil et l’intégration des réfugiés et a développé son concept.

«L’idée est à la fois de faire connaître les gastronomies des pays dont viennent les réfugiés et de leur offrir un endroit d’échange et de rencontre.» Chaque semaine, une région différente est à l’honneur et une équipe de cuisiniers s’affaire à préparer les repas. À la Table du Monde propose midi et soir un buffet à 15€ avec des spécialités chaudes et froides et des propositions végétariennes.

Pour renforcer l’aspect solidaire, il est possible d’inviter un réfugié à sa table. Le prix de son repas (15€) sera reversé aux associations participantes. Animations musicales, débats et témoignages, artistes, ventes d’objets artisanaux et meubles accompagneront les repas.

Pour l’heure, c’est la Syrie qui propose à manger: tabbouleh, falafel, houmous, shakriya (bœuf dans une sauce au yaourt), soupe de lentilles, fattouch (salade)… ornent la table. «Notre cuisine et la cuisine libanaise sont très proches», confirme Mohamed Alchoomali, qui œuvre en cuisine. «En Europe, vous connaissez mieux la cuisine libanaise, mais la syrienne est plus ancienne», s’amuse-t-il.

Lui, pour qui la cuisine était plutôt un hobby, a décidé de suivre les cours de la Chambre de commerce pour pouvoir s’établir et ouvrir son restaurant «pour faire découvrir les trésors de la cuisine syrienne». Quand on a goûté ses falafels, on est conquis.

Programme détaillé sur www.alatabledumonde.lu